Cette interrogation sur la place du désir dans l’éducation prend sa source dans un constat basique et concret, qui est celui de l’existence, non pas du désaccord, mais du total désintérêt de l’Autre pour ce qui peut représenter pour nous le sel de la vie. Impossible de communiquer une passion si elle n’a pas de racine chez l’interlocuteur, si pour lui elle ne correspond à rien. Il me semble évident qu’il est vain de faire vibrer des cordes qui n’existent pas, et si elles n’existent pas c’est qu’elles n’ont jamais eu l’occasion de se construire.

nico

Déesse. Je veux pas finir comme tous les autres. Je veux pas être qu’un château de sable que le vent balaye d’un souffle. Je veux pas finir en poussière que l’on balaie de notre vie.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_Simondon